"20 Joer Polizistinnen zu Lëtzebuerg"
Die Police Grand-Ducale hatte zur 20-jährigen Jubiläumsfeier unserer Polizistinnen ins „Lycée Aline
Mayrisch“eingeladen. Ein historischer Augenblick in einem Gebäude, welches den Namen
einer bemerkenswerten Frau trägt. nämlich von Aline Mayrisch-de
Saint-Hubert (1874-1947), welche im Jahre 1906 bereits die «Association pour
les Intérêts de la Femme» gründete, welche als Ziel hatte hilfsbedürftigen
und mittellosen Frauen zu helfen und jungen Mädchen das Studieren zu ermöglichen.
Dies führte zur Gründung des Mädchenlyzeums auf Limpertsberg.
Die Feierstunde wurde durch den Direktor des „Lycée Aline Mayrisch“ Herr
TERNES eröffnet, welcher die Gäste unter ihnen Frauenministerin Marie Josée
JACOBS, Innenminister Michel WOLTER, mehrere Abgeordnete, die Generaldirektion
der Polizei unter Führung des Generaldirektors Pierre REULAND, die vielen
eingeladenen Gäste und besonders diejenigen, welchen diese Feierstunde galt,
die Frauen, welche im Jahre 1979 rekrutiert wurden um nach ihrer Ausbildung
Dienst in der Polizei zu verrichten, nämlich:
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ANTONY Malou |
MATTIUSSI Cathérine |
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EISCHEN Liliane |
MEIERS Marianne |
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ESCHENAUER Viviane |
NEUMANN Simone |
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HABAND Anita |
RACH Gaby |
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HANSEN Nicole |
SCHMIT Joëlle |
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HARPES Malou |
SEIL Monique |
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KALMES Chantale |
THILL Elisabeth |
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KAYSER Danielle |
WALLENDORF Linda |
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KIEFFER Viviane |
WATGEN Mariette |
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LEIFGEN Isabelle |
WEILER Mady |
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1980 wurden weitere Frauen für die Gendarmerie Grand-Ducale rekrutiert und zwar:
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CONRARDY Esther |
MATHIEU Sylvie |
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DITTGEN Carole |
PROMMENSCHENKEL Liette |
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FUSENIG Danièle |
ROESER Mireille |
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GLESENER Mady |
SAEUL Marie-France |
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KREMER Liliane |
WALISCH Josiane |
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Frau Andrée COLAS, welche als erste Frau in der
Offizierslaufbahn ihren Dienst antrat war es vorbehalten neben den Grussworten
der Frauenministerin JACOBS. dem Innenminister WOLTER das Wort zu ergreifen.
Dieselbe hielt einen bemerkenswerten Vortrag, in welchem sie einen Rückblick
wagte und die Meinung und Auffassung, hinsichtlich der Problematik Frauen in
der Polizei, wie sie vor 20 Jahren bestand, auf eine einzigartige Art und Weise vortrug.
Hier seien einige Ausschnitte ihrer Rede
wortgetreu wiedergegeben:
„Permettez moi, en guise d’ouverture de l’exposition
‘POLICE-20 JOER POLIZISTINNEN‘
de faire un bref historique de l’évolution de la femme dans la police. Mon
travail se base avant tout sur les textes de loi et les règlements ayant dessiné la carrière de la femme
dans la police depuis 1979 ainsi que sur les rapports de service, directives et notes internes de la police et de la
gendarmerie grand-ducale.
Peindre le parcours du combattant par une étude des expériences et souvenirs
personnels des femmes de la première heure aurait certes également été une
approche intéressante. Etudier la presse - qui à mon avis peut être considérée
comme le meilleur baromètre d’ambiance , titrant les femmes policières de
‘ Unsere blauen Mäuschen ‘ en 1980 jusqu’à des présentations
professionnelles : ‘ Das Einzige was zählt sind die Resultate ‘ en
2001 aurait également été une approche passionnante. L’exposition vous
permettra certainement de faire ce voyage dans le temps…….
……. Le président de la commission n’était personne d’autre que le Colonel A
SIMON; Directeur de la Police. L’idée du recrutement était apparemment
née lors d’un déjeuner de travail auquel assistaient le Ministre et le
Directeur de la police. Certains vont jusqu’à dire que l’idée du
recrutement de personnel féminin était le résultat naturel d’un problème
de recrutement au sein de la Police.
….‘tout luxembourgeois, du sexe masculin et âgé de 17 ans accomplis, pouvait
intégrer les rangs de l’armée. Par ailleurs, ce texte créait l’Ecole de
Gendarmerie et fixait que ne pouvaient être nommés gendarmes que des
volontaires de l’armée d’une taille de 1,73 m au minimum, toutefois en
cas de besoin et pour des hommes d’une constitution très robuste, ce
minimum pouvait être réduit à 1,68m ‘ ( fin de citation ) ( cet état de
fait n’a été modifié que 15 ans plus tard.. nous y reviendrons )
……74 candidates se présentaient au concours, 7 candidates étaient
refusées pour défaut de taille requise, 3 autres candidates se
retiraient au cours des épreuves.
Des 64 candidates restantes 39 seulement ont réussi les épreuves. 25
candidates féminins, dont 5 candidates dites de réserve, ont été admises
au stage d'agent de police par le Ministre de la Force Publique.
…. Cette arrivée chambulait la vie
de plus d’un, et à part la mise à disposition d’un bloc particulier, le
fameux bloc 14 au Härebierg, des instructions appelées ‘ ordres permanents
pour stagiaires agents de police féminins ‘ réglaient la vie de tous les jours à la caserne, instaurant la stagiaire de
service, responsable de la bonne exécution des corvées, contrôlant les accès
au bâtiment 14 et … devant annoncer l’inspection, après appel téléphonique,
du comd du Cim ou de l’officier de service , veillant à ce que le personnel
se mette immédiatement en tenue de travail réglementaire, sauf pour les
malades à la chambre des malades.
……… Un extrait
de note de service, fixant les conditions de stage des jeunes femmes à la
police, peint le tableau d’ambiance de 1980. Je me permets de citer quelques
extraits de la note de service 20/ 80 stipulant que .. ‘ les stagiaires,
pour le service extérieur, porteront leur arme de dotation dans leur sac à
main. …Pour les patrouilles de sécurité et de nuit, une stagiaire doit être
accompagnée de deux agents au moins, pour les autres services, d’au moins un agent.
Durant les 3 premiers mois, les chefs de commissariat éviteront d’utiliser les
stagiaires comme chauffeur ou courrier, sauf pour de petites courses locales.
Pour finir la note stipulait que les chefs veilleront également à une
politesse militaire entre les stagiaires et les agents: Dans tous les
rapports de service, les stagiaires seront désignés par leur nom de famille
précédé de ‘stagiaire’ et non de ‘Joffer’
……. Pendant que les stagiaires féminins suivaient leurs stages et formations, un
premier officier de police - moi-même en occurrence - fut recruté en juillet 1980 et intégrait le CIM comme
stagiaire d’état le 18 août 1980. Je devais parfaire des études
universitaires ainsi qu’une formation militaire et policière à l’étranger
avant de prêter serment en automne 1984. Les formateurs en Belgique me
permettaient de suivre ma formation au même titre que mes collègues
masculins, la stagiaire étant traité de la même manière que le caporal.
……. A noter qu'après leur nomination définitive et leur affectation il était recommandé
aux chefs de service respectifs d'éviter, pour des raisons de moralité, la
composition de patrouilles nocturnes mixtes.
……. Le 1 janvier 2000, la police et la gendarmeire grand-ducal ont été réorganisées.
Le texte de loi du 31 mai 1999 sur la police
grand-ducale ne fait plus de distinction entre personnels masculins et féminins. Les personnels féminins se sont intégrés
dans toutes les fonctions offertes par la police, ce aussi bien comme agent de
quartier, membre d’un centre d’intervention, maître chien, motard ou préposé
de service etc.
Il me revient pour clôturer de nous féliciter toutes, celles qui ont eu le
courage et la force d’intégrer la police et la gendarmerie dès la première
heure, et avant tout celles qui servent encore après 20 ans. Félicitations
aux jeunes femmes d'avoir lancé le défi en 1979 et frayé la voie à
d'autres promotions exclusivement féminines pour aboutir aujourd'hui à un
recrutement de cadres supérieurs et d’inspecteurs de police hommes et
femmes. Les promotions à l’école comptent actuellement environ 20 pour
cent de femmes.
Frau Nadine HEMMER der TMP-world wide, referierte über den Weg, welcher die
Gleichberechtigung der Frauen in der Vergangenheit zurücklegte. Sie ging auf
die einzelnen Etappen ein, so sagte sie z.B.
"Années 60-85: les femmes, tout aussi diplômées
que leurs homologues masculins, ont intégré de plus en plus le marché de
l’emploi. La majorité des milieux professionnels (sauf l’enseignement, la
garde des enfants et les soins) étaient presque exclusivement masculins à
l’époque et dans beaucoup de domaines professionnels elles faisaient figure
d’intruses. Certaines femmes pour s’intégrer au groupe des hommes ont
voulu prouver qu’elles n’étaient pas si différentes et elles se sont
sur-adaptées, transformées sur le modèle masculin et, pour certaines,
n’ont pas eu d’autre choix que de renoncer à leur féminité et au fait
d’avoir des enfants.
Années 85-maintenant: La société a évolué,
les rôles traditionnels se sont modifiés. Au plan de l’éducation des
enfants, on a démontré l’importance du rôle des pères et leurs compétences,
qui sont tout aussi importantes que celles des mères. D’un autre côté, le
nombre de femmes ayant augmenté dans l’ensemble des métiers
traditionnellement réservés aux hommes, elles ont été finalement acceptées.
Toutefois, certaines femmes doivent encore pour être acceptées démontrer
leurs compétences, passer l’épreuve du feu.. De plus, beaucoup de
femmes se plaignent de devoir être infaillibles, meilleures pour contourner
un certain nombre de discriminations qui existent encore. On trouve ces
discriminations, au moment de l’embauche (être recrutées à un poste inférieur
à sa qualification, éloigné du pouvoir…) ou bien dans le travail
quotidien (difficultés à obtenir une promotion, pas d’accès aux postes
stratégiques, déni de compétences, tâches non liées à l’activité
professionnelle)
En dépit d’une interdiction légale, nous sommes
malheureusement encore, en tant que cabinet international, confrontés à
des employeurs qui préfèrent employer des hommes plutôt que des femmes à
certains postes de management.
Les résistances à l’intégration dans des métiers
de sexes opposés s’expriment d’ailleurs bien au niveau des mots et démontrent
encore la difficulté d’opérer certains changements: sage-femmes, on
n’a pas encore trouvé de terme satisfaisant pour les hommes qui exercent ce
métier. Procureur devient procureure mais le terme est-il utilisé? De
même doit-on dire Madame le Ministre ou bien Madame la
Ministre. Tout ceci est encore sujet à discussion…
L’intégration des femmes dans certains milieux
professionnels masculins devient une réalité mais exige encore une certaine
prudence. Et quelquefois, les femmes hésitent à se comporter comme elles le
feraient dans un groupe composé uniquement de femmes, car elles sont
conscientes de l’importance de l’image qu’elles vont donner d’elles
pour leur crédibilité.
Ainsi, pour éviter de renforcer les stéréotypes féminins
comme celui par exemple de l’émotivité, elles vont contrôler
l’expression de leurs émotions là où leurs collègues masculins ne se
privent pas de s’exprimer. Ne dit-on d’ailleurs pas d’un homme en colère
qu’il ne se laisse pas faire, qu’il a de la personnalité, et d’une
femme qui s’énerve qu’elle est émotionnelle?
Pour se faire accepter, les femmes s’appuient sur
leurs compétences professionnelles. Elles sont souvent très exigeantes vis
à vis d’elles-mêmes.
Pourtant, avoir les mêmes compétences, ne signifie pas que les hommes et les femmes
sont interchangeables ni identiques. En effet, face à une tâche à réaliser,
les femmes abordent souvent les problèmes de façon différente. Cette différence
est certainement le signe d’une différence de culture. Ou peut-être
est-elle tout simplement la résultante de la présence d’individus différents
Au-delà donc de l’aspect du genre féminin ou
masculin, ce qui est réellement en question, c’est la reconnaissance au
sein d’une même équipe du droit à la différence.
Dans nos séminaires de management, nous avons
l’habitude de proposer aux participant/e/s de résoudre un problème
individuellement puis de le faire en équipe. Certains d’entre vous ont peut
– être ainsi déjà fait l’exercice de la NASA?;"
Wir verfügen nicht über genug Platz um den ganzen Vortrag von Nadine HEMMER zu
veröffentlichen, die vorstehenden Auszüge zeigen jedoch die positiven
Aspekte der Gleichberechtigung.
Bevor die Ausstellung, 20 Jahre Polizistinnen in Luxemburg offiziell eröffnet
wurde, konnte der neue Hut, welche in Zukunft unsere Polizistinnen bei ihrer
Uniform tragen der Oeffentlichkeit vorgestellt werden. Malou HARPES hatte die
Ehre dieses Prunkstück der Oeffentlichkeit vorzustellen, welches durch die
Polizistinnen selbst ausgesucht und mitgestaltet wurde.
Hätten die Polizistinnen nicht selbst die Initiative ergriffen,
das Jubiläum wäre unbemerkt geblieben. (ANTONY Malou brachte die Idee und fand sogleich tatkräftige
Unterstützung bei Andrée COLAS und nach und nach kamen einige dazu)
Lob gehört allenfalls denjenigen, welche dieses Jubiläum ermöglichten.
Nach einem Artikel von
SCHOLTES Luc
Generalsekretär SNPGL
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